• La chirurgie esthétique et le cinéma

    La chirurgie esthétique du grand écran 

     La chirurgie esthétique se retrouve souvent sur le grand écran grâce aux actrices.Celles-ci jouent un rôle déterminant dans l’histoire et dans le scénario du film. C’est la célébrité qui fait figure de proue. Sans elle, l’histoire que le metteur en scène veut nous montrer est incohérente. Mais quand elle est là, tout paraît plausible, le plus fou des scénarios peut tenir la route, ouvrant la route pour une grande possibilité d’énigmes et de dénouements tout à fait inattendus qui surprennent les spectateurs, amateurs de suspens. Nous allons voir que parfois, ses capacités, comme celles des super héros connus, sont parfois un peu amplifiées pour embellir l’histoire. Mais la plupart du temps nous avons affaire à des possibilités inspirées de faits réels qui s’avèrent réalisables dans la réalité.  


    Des scénarios tout à fait plausibles 

    La possibilité de changer de vie est mis en exergue, comme dans de nombreux films qui ont suivi cette voie de la reconversion. Bien sûr les scénarios sont un peu plus rocambolesques que dans la vraie vie mais de nombreux réalisateurs montrent cette possibilité d’une vraie renaissance de celui qui subit une intervention importante de la part du bistouri. Les possibilités sont infinies, allant jusqu’à modifier la voix, le regard et l’allure du personnage qui est bien sûr, dans la réalité, joué par un autre acteur. Des explications logiques sont tout de même données pour justifier, par une pseudoscience à peine compréhensible même par les plus férus de magazines scientifiques. Qu’à cela ne tiennent, l’avancée des techniques utilisées dans les interventions chirurgicales est aussi à la hauteur des attentes en matière de miracles. Il faut dire qu’après la Seconde Guerre mondiale, la chirurgie esthétique était surtout réparatrice. Cela est dû au fait que les blessés étaient si nombreux, si gravement atteints, que les résultats donnés par les chirurgiens sont porteurs d’espoirs. Les cinéastes ne manquent pas de trouver des idées pour imaginer des histoires de plus en plus sensationnelles.  

    On peut facilement imaginer que des hommes recherchés, puissent avoir recours à cette science qui était pour l’instant utilisée pour sauver des vies, améliorer des situations. Bien entendu cette dernière utilité, plus chevaleresque, est souvent un rôle qu’on présente à l’écran, comme on pourra le voir un peu plus tard, mais l’imagination des scénaristes est sans limites, explorant des possibilités certes farfelues, mais qui a toujours le mérite d’une logique qui tient (presque) la route. Dans Fini de rire sorti en 1951, on imagine déjà un ancien mafieux qui veut revenir dans son pays favori, qui le recherche pourtant activement pour ses crimes. Ambiance d’après-guerre oblige, les concepteurs à insérer subtilement une présence nazie, en la personne du chirurgien chargé d’effectuer les opérations sur le changement d’identité. Il est clair, que l’on veut montrer inconsciemment une maîtrise de la technique encore peu connue du grand public, mais qui est le fruit des recherches d’une nation aussi puissante sur le plan de l’armée, qu’avec sa médecine d’avant-garde.  


    Place à l’imagination des auteurs 

    Le même concept est utilisé plusieurs fois au cours des décennies, mettant en scène le méchant qui profite des possibilités chirurgicales avancées, pour offrir au spectateur une intrigue palpitante:

    • Sous la direction de Claude Zidi, Coluche et Gérard Depardieu sont acteurs dans Inspecteur La Bavure. Le film français relate les faits d’une façon très ludique, qui se déroulent entre un policier fraîchement sorti de l’école et un malfrat qui se lie d’amitié avec lui. Le criminel n’est rien d’autre que le plus recherché des services de police, mais celui-ci a changé son visage grâce à la chirurgie esthétique.
    • Les Américains nous pondent aussi un scénario époustouflant avec le thriller Volte-Face, qui met en scène deux acteurs aux performances explosives, images récurrentes des blockbusters de l’époque. La greffe du visage y est présentée comme très avancée, permettant une véritable substitution de l’identité. Les scènes sont un peu crues, disséquant le visage avec des connaissances en morphologie du visage très avancé, démontré par des images de synthèse fortement réussies qui dénoncent une intervention en profondeur sur la chair humaine. Mais surtout, le scénariste semble vouloir mettre en scène une utilisation de la science, selon le camp que choisit celui qui en bénéficie. Le bien veut changer son visage pour sauver les vies, mais le mal peut utiliser cette technique pour répandre la désolation et faire souffrir les autres.  
    • Les aventures de l’espion britannique James Bond ont eu recours à la chirurgie pour changer le visage du méchant lors d’un des épisodes de la saga que l’on a pu voir sous le titre français «Meurs un autre jour ». James que nous connaissons tous, interprété par un Pierce Brosnan à l’apogée de sa beauté et de son charme, est accompagné de Jinx, en la personne d’Halle Berry, jouent les gentils aux trousses d’un mégalomaniaque milliardaire trop brillant et trop riche, pour être innocent. La chirurgie permet à ce dernier, qui se nomme Gustav Graves, de se jouer de nos deux héros depuis le début. Un clin d’œil, loin d’être tout à fait anodin, en ce qui concerne l’avancée de la médecine dans le continent sud-américain. Il y est montré qu’il est tout à fait possible de donner des traits tout à fait différents, changeant la couleur des yeux et la totalité du visage grâce à un matériel à la pointe de la technologie et un environnement entièrement encadré et dédié à l’esthétique. Bien entendu, la bourse de monsieur tout le monde est encore trop modeste pour prétendre y avoir droit.  
    • La chirurgie esthétique a reçu une première nomination, avec un film sortit en 1947, lors des festivals de renommée avec le film policier de DelmerDaves. Comme acteurs principaux, nous retrouvons Lauren Bacall, Humphrey Bogart et Agnès Moorehead. Le film ayant pour titre Les passagers de la nuit, raconte que sans la chirurgie esthétique, Vincent, le personnage principal de l’histoire, n’aurait pas pu changer de vie. Il a été emprisonné pour le meurtre de sa femme, qu’il n’a d’ailleurs pas pu commettre en bon héros qu’il est. Il réussit toutefois une évasion spectaculaire, digne d’un film d’action qui se respecte. Il ne peut cependant se promener dans la nature dans l’état où il est, et le docteur Walter Coley intervient pour lui donner un nouveau visage. Une nouvelle identité lui est attribuée, afin de lui permettre de retrouver le vrai malfaiteur, et laver son honneur.

    L’écran et la réalité 

    Il n’est pas rare de voir au grand écran, disséqué dans ses plus petits détails, l’état psychologique et le parcours social des principaux personnages mis en scène. Dans ce genre de fiction, la nécessité d’une intervention est souvent initiée par une obligation d’ordre d’intégration sociale et d’acceptation du regard des autres. Dans Vanilla Sky nous avons un beau gosse qui incarne le rêve américain, exprimé par un succès tant sur un aspect pécuniaire que sur le plan affectif. Un retournement de situation survient lorsqu’un accident défigure le héros d’une façon si atroce que son univers en est bouleversé, dénonçant les traits d’une société qui favorise en grande partie l’esthétique, comme un des critères importants dans une insertion réussie. Le drame est souvent mis en exergue, dans le cinéma pour dénoncer le regard de la société qui contraint les victimes à entreprendre tout ce qui est en leur pouvoir pour recouvrir cette « ressemblance » aux communs des mortels.  


    Utiliser à bon escient la chirurgie esthétique:

    Cependant, les traces d’un accident de voiture, ou de brûlures très importantes ne s’effacent pas du jour au lendemain. De nombreuses opérations sont nécessaires, faites par des spécialistes de renom, possédant un compte en banque aussi rempli que doit être le vôtre, si vous voulez espérer louer ses services. Il n’y a pas si longtemps, on ne connaissait pas encore bien les capacités de reconstruction possible grâce à l’autogreffe. C’est sans doute cette méconnaissance qui a donné naissance au scénario de Les yeux sans visage qui raconte l’histoire de Genessier, un chirurgien dont la fille défigurée après avoir été victime d’un accident de voiture. Des morceaux de peau doivent donc être prélevés, de jeunes filles qu’il croise tout au long de l’histoire, afin de redonner à sa fille la beauté qu’elle a perdue. Il semble que l’on veut faire passer le message, comme quoi, le prix à payer pourrait avoir des conséquences inévitables sur une tierce personne ou sur soi-même. Une nouvelle existence entraîne toujours des changements importants, tant sur le comportement des autres, que sur celle que vous devrez adopter, avec un prix à payer, qui est souvent inattendu et fait poser des questions sur les risques encourus à s’allonger sur la table du chirurgien.  


    Les longs métrages de nos jours insistent sur le fait que les critères de beauté n’étaient plus cantonnés à un rôle qui favorise acceptation de la part de la société. Ils sont devenus de véritables outils d’ascension sociale très convaincants et performant, au point de changer radicalement la vie des concernés. Miss Montigny de Miel Van Hoogenbemt, avec Sophie Quinton, Ariane Ascaride et Fanny Hanciaux, met brillamment en scène une Sandrine qui veut se lancer dans le domaine de l’esthétique en ouvrant un salon. Les banques ne la prennent pas trop au sérieux, elle décide de se faire mieux connaître par l’intermédiaire d’un concours de beauté qui pourrait lui ouvrir la voie, vers l’activité de ses rêves.  

     

    Les sites d'esthétique à découvrir :


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :